Les deux premiers jours de marche
C'est moi Cécile qui écrirais ce blog, car JL n'a aucun accès à internet. Je vais faire comme si c'était lui qui écrivait, avec les quelques notes prises par téléphone. Les photos viendront après son retour. Je vais cependant mettre quelques photos prises sur internet pour agrémenter la lecture.
Jeudi 16
Le voyage jusqu' à Banyuls s'est bien déroulé comme prévu. Jean Pierre mon chauffeur de Blablacar était très sympa et nous avons beaucoup discuté. Il m'a déposé au camping de Banyuls sous des trombes d'eau et j'ai du attendre un bon moment avant de monter la tente. Puis petit tour en ville et sur la plage, mais il fait trop mauvais pour se baigner, dommage...
Vendredi 17
Le ciel est gris et orageux mais je pars quand même. Je marche le plus vite possible afin d'arriver au refuge avant que l'orage n'éclate. Le paysage est superbe, je traverse des vignobles avec vue au loin sur la mer. Le chemin grimpe sans arrêt et le ciel est de plus en plus sombre. Je trace comme un malade et finis par ne plus voir les marques. Je me perds un peu et arrive tant bien que mal au refuge de La Tanyareda à 14h30.
A peine ai-je posé mon sac, qu'une pluie forte tombe sur cette cabane un peu pourrie. Enfin je peux manger un peu quelque chose, je ne m'étais pas arrêté depuis le départ. Je sommeille tout l'aprés midi dans cette humidité ambiante.

Samedi 18
Il a plu toute la nuit et il pleut encore ce matin. J'hésite à partir ou à rester 24h encore ici. La pluie se calme un peu et des marcheurs passant par là me disent que le beau temps va arriver, du coup je démarre, mais il est déjà 10h. Le chemin monte toujours beaucoup, il y a du vent fort et du brouillard. J'arrive au col de l'Ullat, où je perds encore les marques. Je finis par rejoindre le refuge de l'Albere sous une petite pluie fine. Traversée ensuite d'une forêt magnifique, et à 14h j'arrive au Perthus. Je m'arrete pour boire une bière et décide de dormir ici, le temps étant trop mauvais. Pas de gîte ni de camping, on m'indique d'aller planter la tente du côté du fort de Bellegarde. Mais en demandant mon chemin, on me dit qu'il y a souvent des rôdeurs...
Donc je continue, il est encore tôt. Le beau temps revient tout doucement et il n'y a pas d'orage prévu. Bêtement je suis toujours les marques du GR10, et je fais 4 km de plus que sur mon livre-guide que je ne regarde guère. Vers 18h40, j'arrive enfin à Las Illas. Je pose mon sac au gîte de la mairie et vais boire une bière bien méritée. Finalement je vais m'installer dans un hôtel pour 50 euros avec repas et petit déjeuner. J'ai du faire aujourd'hui une trentaine de KM.



